Mourra t-on encore une fois ?

:'(

# Posté le lundi 02 novembre 2009 14:29

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 06:14

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Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans des temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient, et si vains que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste.

C'est que le présent d'ordinaire nous blesse. Nous le cachons à notre vue parce qu'il nous afflige, et s'il nous est agréable nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver.

Que chacun examine ses pensées. Il les trouvera toutes occupées au passé ou à l'avenir., et si nous y pensons ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin. Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.


Pascal

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 05:58

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Je
t'aime
tant

# Posté le mardi 27 octobre 2009 18:15

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 06:10

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___Lorsqu'on aime sincèrement une personne, on n'y cherche pas son profit ni un plaisir détaché de celui de la personne aimée, mais on cherche son plaisir dans le contentement et dans la félicité de cette personne. Et si cette félicité ne plaisait pas en elle-même, mais seulement à cause d'un avantage qui en résulte pour nous, ce ne serait plus un amour sincère et pur. Il faut donc qu'on trouve immédiatement du plaisir dans cette félicité, et qu'on trouve de la douleur dans le malheur de la personne aimée. Car tout ce qui fait du plaisir immédiatement par lui-même, est aussi désiré pour lui-même, comme faisant (au moins en partie) le but de nos vues, et comme une chose qui entre dans notre propre félicité et nous donne de la satisfaction. Cela sert à concilier deux vérités qui paraissent incompatibles ; car nous faisons tout pour notre bien, et il est impossible que ayons d'autres sentiments, quoi que nous puissions en dire.
__Cependant nous n'aimons point encore tout à fait purement quand nous ne cherchons pas le bien de l'objet aimé pour lui-même et parce qu'il nous plait lui-même, mais a cause d'un avantage qui nous en provient. Mais il est visible par la notion de l'amour que nous venons de donner, comment nous cherchons en même temps notre bien pour nous et le bien de l'objet aimé pour lui-même.


Leibniz
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 10:24

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 10:45