Tu étais là, devant moi. Le regard balayant le paysage, chaque arbres, chaque brindilles d'herbe, chaque étoiles qui commençaient a peine a scintiller. Je m'avançais vers toi, le c½ur palpitant de douleur et de bonheur. J'étais heureuse, mais j'avais peur. Peur que tu partes, encore une fois. Tu es toujours partis. Toujours. Je sentais comme une gêne en moi. Mais je ne savais d'où elle provenait. J'étais la, a t'admirer, a imaginer ce a quoi tu pensais. J'étais obsédée. Obsédée par toi. Ton regard tentais de croiser le miens, je baissais les yeux, prête a m'effondrer. J'étais gênée, effrayée. Ton regards qui me pénètre : plus profond que n'importe quoi, plus profond que quiconque ne l'a déjà fait. Je ne pouvais plus rien te cacher, tu lisais tout en moi. Ma gorge se nouait. Mais tu continuais a essayer de t'enfoncer en moi et d' y plonger nos sentiments. Je me sentais nue, devant mille hommes. Tu étais là ou personne n'étais jamais allé, là entrant dans mon âme, dans mon esprit, dans mon corps et surtout dans mon c½ur... J'avais la sensation de me faire déshabiller de l'intérieur, de me faire violer. J'avais peur et mal a la fois.Ta mains venait doucement frôler mon épaule nue, et me caressait avec tendresse. Aucun son ne pouvait s'échapper de moi : j'étais bouleversée par la puissance de ton regard. Je caressais ton visage, de mon autre main, en essayant toujours d'éviter un peu plus tes yeux, si profonds. Je me collais un peu plus a toi, je posais délicatement ma tête sur ton torse, je respirais enfin ton parfum. Celui qui me donne l'envie de te prendre contre moi et de ne jamais te laisser partir. Et puis l'envie de t'enlacer me pris. J'entourais alors ton corps de mes bras tremblants, je le serrais, un peu plus fort a chaque secondes. J'étais mieux. Tes bras m'enlacèrent a leur tour, et nos deux corps fusionnèrent dans la nuit tombante. J'étais apaisée...
Je t'aimais.


Et me voila admirant la puissance de ton regard. Je me sentais a la fois en sécurité mais aussi soumise. Je sentais que je ne pouvais désormais plus rien te cacher, je ne pouvais plus me taire lorsque tu me demandais a quoi je pensais, en sachant très bien l'importance ou non de mes pensées. C'était comme si tu le savais mais tu me demandais quand même. Je n'avais plus besoin de parler. Tu savais déjà tout rien qu'a me regarder, ou justement a entendre ce silence. Tu connaissais mes moindres peurs, mes moindres doutes, mes moindres pensées, mes moindres envies, mes moindres expressions. Du passé, du présent mais aussi de l'avenir. Et cela me faisait un peu peur. Jamais personne n'avait envahit mon corps ainsi, jamais personne n'avait été capable de trouver mon être. Et en ce jour, je compris que tu étais peu être la seule personne en qui je pouvait réellement faire confiance, et réellement compter, a la vie, comme a la mort. Je sentais que toi tu ne m'abandonnerais jamais, même si tu t'éloignais. Cette certitude, je l'avais déjà depuis longtemps, mais la peur et le doute m'envahissaient pour que j'en sois vraiment sure.. Tu me connaissais par c½ur et en plus de ça tu arrivais a atteindre mon être juste avec tes yeux. Je savais déjà que tu me connaissais mieux que quiconque, mais lorsque j'ai sentie ton regard s'engouffrer en moi, j'ai été bouleversée d'un coup, et j'ai alors pris conscience.. je ne sais pas comment expliquer mais il n'y a que toi qui fais ça.


Je me sens donc gênée par ton regard... C'est indescriptible. Et c'est assez difficile a vivre. J'aimerais pouvoir te regarder dans les yeux sans vouloir au fond de moi t'éviter. J'ai pourtant tellement envie d'admirer ton regard, mais mes yeux fuient tous seuls. Je voudrai te regarder et te faire ressentir l'amour que j'ai pour toi, mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive pas car tu me pénètre trop profondément. Je suis trop cachée depuis longtemps, devant tout le monde, et toi, toi seul tu me dévoile, comme ça, comme si tu avais toujours su. . Et lorsqu'il t'arrive de me demander de t'expliquer des choses et que je refuse c'est simplement parce que je sens que je vais m'effondrer. Rien que le fait de me demander a quoi je pense me fait cette sensation. Que m'as tu fais ?

J'aimerai le savoir, j'aimerai comprendre comment tu as su ou j'étais, comment as tu trouvé le chemin jusqu'à mon être intime et pur. Tu es la seule personne qui sait. Je ne le regrette pas, non car c'est toi, toi en qui j'ai toute ma confiance, comme je ne l'ai jamais donnée a quelqu'un, toi pour qui je ferais n'importe quoi sans réfléchir, toi pour qui je donnerai réellement ma vie (dans les deux sens du terme). C'est un peu effrayant. Est ce cela l'amour ? L'amour ou on a plus besoin de parler ? Je n'en sais rien..


LadyDarkSide

# Posté le dimanche 23 août 2009 08:51

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 04:43

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I will soothe your pain
I will ease your strain
You'll be not waiting in vain















LadyDarkSide

# Posté le mardi 25 août 2009 07:54

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 04:41

Remords posthume

Remords posthume
(








Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse ;

Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu'assouplit un charmant nonchaloir,
Empêchera ton c½ur de battre et de vouloir,
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,

Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni,

Te dira : " Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "
- Et le ver rongera ta peau comme un remords.










Baudelaire

# Posté le samedi 22 août 2009 16:47

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Il faudrait juste que je sache arrêter de rêver

# Posté le mardi 18 août 2009 16:28